Pourquoi est-il parfois difficile d’expliquer son projet ?
- 4 nov. 2025
- 3 min de lecture
Ce n’est pas que tu ne sais pas. C’est que tu es trop dedans.
Par Élise Bertrand
“Tu fais quoi exactement ?”
La question paraît simple. Mais au moment d’y répondre, tout se complique.
Tu as envie de dire “je crée des sites web”, “j’aide à mieux communiquer”, “je propose de l’accompagnement”, “je vends des objets artisanaux”... mais tu sens bien que quelque chose cloche.C’est flou.Ou trop général.Ou alors, tu as l’impression que c’est évident pour toi, et que tu n’as même plus les mots pour en parler clairement.

Quand on est trop dans son projet, on perd les bons mots
C’est un paradoxe courant chez les entrepreneurs :plus on maîtrise ce qu’on fait, plus on a du mal à l’expliquer clairement.
Pourquoi ? Parce qu’on est immergé dans son sujet. On le connaît par cœur, on le vit tous les jours. Et sans s’en rendre compte, on oublie que l’autre, lui, ne voit ni les coulisses, ni les intentions, ni les subtilités.
On croit que dire “je crée des sites web” suffit.Mais on ne dit pas à qui, pourquoi, en quoi ce site est différent, ou ce qu’il permet réellement.Le mot “site web” devient générique.Comme “coaching”, “formation”, “design”, “communication”...Et on se retrouve à passer à côté de ce qui fait notre vraie valeur.
Ce n’est pas qu’un manque de clarté. C’est un manque de recul.
Quand quelqu’un te demande ce que tu fais, il ne veut pas un titre de poste. Il veut comprendre pourquoi il devrait s’y intéresser.
Et pour répondre à ça, il faut poser les bonnes bases :
Pour qui je fais ça ?
Quel problème je résous ?
Qu’est-ce que je rends possible ?
Qu’est-ce qui me différencie, concrètement ?
🛠️ L’outil express pour t’aider à clarifier ton offre
Voici une mini-fiche pour t’aider à poser les mots justes sur ton projet (ou ton service): Prends 5 minutes pour répondre à ces trois questions très simples — à la main, dans un carnet.
1. Pour qui est-ce que je fais ça ?
(Pas “tout le monde”. Une personne concrète, un profil précis.)
2. Quel est le problème qu’elle vit avant de me rencontrer ?
(Exemple : elle ne sait pas comment structurer son site, elle perd des clients en ligne, elle est bloquée sur son image...)
3. Qu’est-ce qui change après être passée par moi ?
(Mettre en avant la transformation, pas juste la prestation : “un site web prêt à convertir”, “un message clair”, “une identité qui attire les bons clients”, etc.)
Quand tu auras ces trois réponses, tu auras déjà de quoi formuler ton service avec plus de justesse, plus d’impact — et surtout, plus de sens.

Ce qu’on retient :
Tu n’as pas besoin de trouver LA phrase parfaite.
Tu as besoin d’oser poser une version claire et vivante, même si elle est encore imparfaite.
Chez Ordum, on croit que la clarté, ce n’est pas du marketing.
C’est ce qui te permet d’aligner ce que tu fais, ce que tu dis… et ce que les autres comprennent.
Et toi, si tu devais dire ton activité en une phrase claire, sans te cacher derrière un jargon, tu dirais quoi ?
Besoin de prendre du recul sur ton année sans t’auto-juger ?
Rejoins le Challenge ADN – Carte sur table : deux jeux ce mois-ci pour explorer le sujet, mieux comprendre ton fonctionnement et déclencher ces petits déclics qui changent tout.



