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Qui parle ? Toi, ou ton entreprise ?

  • 2 juin
  • 3 min de lecture


Quand la confusion ( entre ta personalité et celle de l´entreprise) freine ta croissance


Par Élise Bertrand





L'histoire d'Andrea : tout mélanger… et se freiner sans le savoir

Andrea avait tout pour réussir : une bonne idée, des valeurs fortes, et une vraie envie de bien faire. Et pourtant, elle se retrouvait constamment freinée. Elle avait du mal à assumer ses prix, refusait de se montrer en ligne, et changeait régulièrement d’offre, de message, de positionnement.

Ce n’était pas un manque de compétence. C’était parce qu’elle décidait depuis sa personnalité propre, au lieu de se glisser dans la posture de son entreprise. Elle confondait ce qu’elle ressentait avec ce que sa marque devait porter. Elle prenait ses décisions en tant que personne, pas en tant que cheffe d'entreprise.


Ce qui coinçait, concrètement

Prenons un exemple simple : Andrea était très discrète. Elle n’aimait pas se mettre en avant. Donc elle évitait de prendre la parole, pensant « ce n’est pas moi ».

Mais sa marque, elle, portait une mission forte, un message engageant, une vraie posture de révélatrice. Et à force de vouloir rester dans l’ombre, elle étouffait ce que sa marque était censée transmettre.

Autre exemple : elle n’aimait pas parler d’argent. Donc elle ne parlait jamais de ses offres, ou alors de manière floue, en s’excusant presque. Mais son entreprise, pour vivre, avait besoin de clarté, de structure, de répétition


La vraie transformation : dissocier sans renier

Ce qu’on a travaillé ensemble, ce n’était pas de la stratégie au sens technique. C’était un réalignement profond entre elle et sa marque.

On a posé les bases :

  • Qui est Andrea (sa voix, ses limites, ses besoins) ?

  • Qui est son entreprise (sa mission, sa posture, son impact) ?

Et surtout : quand doit-elle parler en tant qu’elle, et quand doit-elle endosser la voix de sa marque ?

Petit à petit, elle a appris à ne plus prendre chaque choix comme une exposition personnelle. Elle a commencé à faire parler sa marque avec une voix claire, posée, cohérente — même si ce n’était pas 100 % naturel pour elle.


Une posture claire, une marque forte

Aujourd’hui, Andrea a trouvé un équilibre.Elle reste elle-même, mais elle sait que son entreprise a sa propre identité. Elle la respecte, elle la nourrit, et elle prend les bonnes décisions depuis la bonne posture.

Elle n’a plus besoin de se forcer à être quelqu’un d’autre. Elle a simplement appris à distinguer son être de son rôle de dirigeante.


Et toi ?

Tu parles au nom de qui, dans ton contenu, dans tes choix, dans ta stratégie ?Est-ce que ta marque a le droit d’exister pleinement… même si elle n’est pas exactement comme toi ?


Petit exercice à faire maintenant : Note 3 caractéristiques de TA personnalité (ex : discrète, spontanée, intuitive).

Puis note 3 caractéristiques de la personnalité de TON ENTREPRISE (ex : audacieuse, structurée, claire).

Quelles sont les différences ? Les points de friction ?

Et si tu laissais ta marque s’exprimer avec sa propre voix… que dirait-elle ?


Ce qu’on retient :

→ Ta marque a une identité propre, qui ne se confond pas avec la tienne.

Prendre des décisions depuis ta posture perso peut limiter la croissance de ton entreprise.

→ Distinguer tes besoins de ceux de ta marque te permet de prendre du recul, de la clarté, et d’assumer des choix plus puissants.


Et si tu laissais ta marque s’exprimer avec sa propre voix… que dirait-elle ?

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